
Auteur : Caroline Bibré (Tongs et Sri Lanka)
Date de la mise à jour : juillet 2026
13 voyages au Sri Lanka, plusieurs mois vécus sur place !
Ayubowan lectrices et lecteurs des Tongs, c'est LA question qui revient en boucle dans le groupe d'entraide du blog : y a-t-il beaucoup de moustiques au Sri Lanka, et faut-il s'en inquiéter ?
Réponse courte : oui il y a des moustiques, non ce n'est pas une raison d'annuler votre voyage, mais il y a deux ou trois choses à savoir absolument avant de partir. Et notamment que les conseils qu'on lit partout sur Internet, ceux que je donnais moi-même il y a dix ans, ne sont plus les bons.
Alors on fait le point, avec les vrais chiffres officiels, et sans dramatiser. 😉
À lire également en complément de cet article : les vaccins nécessaires et/ou recommandés pour voyager au Sri Lanka.
L'essentiel en 30 secondes
- Le paludisme n'existe plus au Sri Lanka. Le pays est certifié « malaria free » par l'OMS depuis septembre 2016. Aucun traitement préventif à prendre.
- Le vrai risque, c'est la dengue. 82 838 cas et 61 décès recensés depuis le 1er janvier 2026, soit la pire année depuis dix ans.
- Le chikungunya est de retour depuis fin 2024, après 16 ans d'absence.
- Le moustique de la dengue pique en pleine journée. Il faut donc se protéger du matin au soir, et pas seulement au coucher du soleil.
- Trois molécules efficaces : DEET, IR3535, icaridine. Les bracelets répulsifs, les huiles essentielles et les ultrasons ne servent à rien.
- En cas de forte fièvre : médecin immédiatement, et surtout jamais d'aspirine ni d'ibuprofène.
Sommaire : les moustiques au Sri Lanka
- Y a-t-il beaucoup de moustiques au Sri Lanka ?
- Quelle est la période à moustiques au Sri Lanka ?
- Le paludisme : c'est terminé depuis 2016
- La dengue au Sri Lanka : le vrai sujet en 2026
- Le chikungunya, de retour depuis fin 2024
- Et l'encéphalite japonaise ?
- Comment se protéger des moustiques
- Les autres bestioles : sangsues, punaises, cafards, frelons
- Se faire soigner sur place
- Questions fréquentes
- Mes sources officielles
Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas médecin, mais voyageuse. Ces conseils proviennent de mon expérience de terrain et des sources officielles que je cite en fin d'article. L'avis d'un médecin avant votre voyage reste indispensable.
Y a-t-il beaucoup de moustiques au Sri Lanka ?
Oui, mais pas partout ni tout le temps. Le Sri Lanka est une île tropicale, donc les moustiques font partie du décor, au même titre que les geckos sur les murs et les corbeaux sur les toits.
Ce que j'observe voyage après voyage : ils sont beaucoup plus présents dans les zones humides et urbaines de la côte ouest et sud (Colombo, Negombo, Galle, la région de Gampaha) que dans les hauteurs. À Nuwara Eliya ou dans les montagnes, avec la fraîcheur et l'altitude, on est nettement plus tranquille. Sur les plages ventées, ils sont également moins nombreux. En revanche, dès qu'on s'éloigne du vent, dans un jardin luxuriant, près d'une rizière, d'une lagune ou après une grosse averse, ils sont là.
Et c'est confirmé par les chiffres officiels : la Province Ouest concentre à elle seule plus de la moitié des cas de dengue du pays en 2026, avec les districts de Gampaha et Colombo largement en tête.
Quelle est la période à moustiques au Sri Lanka ?
La réponse tient en un mot : la pluie. Les moustiques Aedes, ceux qui transmettent la dengue et le chikungunya, pondent dans les eaux stagnantes. Un pneu abandonné, une soucoupe de pot de fleurs, une gouttière bouchée, un seau oublié : trois jours après une averse, c'est une nurserie.
Résultat, les pics de cas suivent les moussons. Voici l'évolution mois par mois pour 2026, d'après les données officielles de l'Unité nationale de lutte contre la dengue :
| Mois 2026 | Cas de dengue déclarés |
|---|---|
| Janvier | 7 866 |
| Février | 5 721 |
| Mars | 6 013 |
| Avril | 5 651 |
| Mai | 8 590 |
| Juin | 21 534 |
| Juillet (au 28) | 27 464 |
L'explosion de juin et juillet correspond très exactement à l'arrivée de la mousson du sud-ouest, celle qui arrose la côte ouest et sud entre mai et septembre. Le mois de janvier, plus élevé que mars ou avril, correspond lui à la queue de la mousson du nord-est, qui touche le nord et l'est entre décembre et février.
En pratique : il n'y a pas de mois « sans moustique » au Sri Lanka, mais il y a des mois plus calmes là où vous allez. Si vous voyagez pendant la saison sèche de votre région, vous en croiserez nettement moins. Pour caler tout ça, voyez mes articles quand aller au Sri Lanka et la météo au Sri Lanka.
Le paludisme au Sri Lanka : c'est terminé depuis 2016
C'est la bonne nouvelle de cet article, et c'est encore mal connu, y compris de certains médecins en France. Le Sri Lanka a été certifié « exempt de paludisme » par l'Organisation mondiale de la santé en septembre 2016. Le dernier cas autochtone, c'est-à-dire contracté sur place, remonte à 2012.
Concrètement, pour un voyage classique au Sri Lanka : aucun traitement antipaludique préventif n'est nécessaire ou recommandé. Pas de Malarone, pas de doxycycline, pas d'effets secondaires à subir pour rien.
Personnellement, même à l'époque où la malaria circulait encore, je n'avais jamais pris de traitement préventif, ne souhaitant pas subir des effets secondaires qui peuvent être lourds chez certaines personnes. Aujourd'hui, la question ne se pose même plus.
Une nuance tout de même, par honnêteté : le pays reste sous surveillance, car les moustiques Anophèles capables de transmettre le parasite sont toujours présents et des cas importés sont détectés chaque année, chez des travailleurs migrants ou des voyageurs revenant de zones impaludées (38 cas importés en 2024 selon la campagne antipaludique sri-lankaise). Cela ne change rien pour vous, sauf si vous enchaînez avec un pays où le palu circule. Dans ce cas, parlez-en à votre médecin.
La dengue au Sri Lanka : le vrai sujet en 2026
C'est là qu'il faut être attentif. Le Sri Lanka traverse en 2026 sa pire épidémie de dengue depuis dix ans. Au 28 juillet 2026, les autorités sanitaires ont recensé 82 838 cas et 61 décès depuis le début de l'année, avec une moyenne de plus de 2 300 nouveaux cas par jour et 175 zones sanitaires classées à haut risque. Le taux de létalité reste très bas (0,07 %), mais le nombre de cas, lui, est massif.
Pour situer : le record absolu du pays reste l'épidémie de 2017, avec plus de 186 000 cas.
Les districts les plus touchés cette année sont Gampaha (17 600 cas) et Colombo (16 457), suivis de Kandy, Matara et Kalutara. Autrement dit : des zones où vous pouvez passer.
Reconnaître la dengue
La dengue, c'est une sorte de grosse grippe qui frappe fort. D'après le ministère français des Affaires étrangères, les symptômes sont de type grippal : fièvre élevée et brutale, maux de tête intenses, douleurs derrière les yeux, courbatures et douleurs articulaires, parfois une éruption cutanée. La plupart des gens s'en remettent en une à deux semaines, avec deux semaines de fatigue à traîner derrière. Une petite proportion développe une forme sévère, avec des saignements, qui nécessite une hospitalisation.
Je n'ai jamais eu la dengue, mais énormément de mes contacts sur place l'ont attrapée. Le récit est toujours le même : on est cloué au lit, on n'a plus de force, et on se souvient longtemps du mal de crâne.
Que faire en cas de forte fièvre au Sri Lanka
La règle absolue
Fièvre élevée qui monte brutalement ? On va voir un médecin, tout de suite, sans attendre de voir si « ça passe ». Une prise de sang confirme ou écarte le diagnostic en quelques heures, et les hôpitaux sri-lankais savent parfaitement gérer la dengue.
Et surtout : pas d'aspirine, pas d'ibuprofène, pas d'anti-inflammatoire. Ces médicaments fluidifient le sang et augmentent le risque hémorragique. C'est une consigne officielle du ministère des Affaires étrangères, et c'est le point le plus important de tout cet article. Le paracétamol reste autorisé, et il faut boire énormément.
Vérifiez aussi que votre assurance voyage couvre les frais d'hospitalisation et le rapatriement : une hospitalisation de quelques jours dans un hôpital privé sri-lankais, ça chiffre vite. Je suis assurée chez Chapka et ça m'a déjà sauvé la mise sur place : je raconte tout, et j'explique comment choisir sa formule, dans mon article assurance voyage au Sri Lanka.
Le chikungunya, de retour depuis fin 2024
Voilà l'info que peu de blogs mentionnent encore, et pourtant elle compte. Après 16 ans sans épidémie, le chikungunya est réapparu au Sri Lanka fin 2024 et a connu un pic important en juin 2025, au point que les autorités sanitaires américaines et l'ambassade des États-Unis à Colombo ont émis des alertes destinées aux voyageurs. Plus de la moitié des cas confirmés provenaient de la Province Ouest, le district de Colombo à lui seul en concentrant un tiers.
Le chikungunya est transmis par le même moustique que la dengue, l'Aedes. Il provoque une fièvre brutale accompagnée de douleurs articulaires très intenses, qui peuvent traîner plusieurs semaines, voire plusieurs mois chez certaines personnes. Le ministère des Affaires étrangères indique que le virus circule au Sri Lanka et peut, à certaines saisons, être particulièrement répandu.
Bonne nouvelle : la protection est exactement la même que contre la dengue. Un seul geste protège contre les deux.
Et l'encéphalite japonaise ?
Elle est également transmise par un moustique et elle est présente au Sri Lanka, mais le risque concerne surtout les séjours ruraux longs, près des rizières et des élevages de porcs, en période de mousson. Le ministère des Affaires étrangères la classe parmi les vaccinations « en fonction des conditions et de la durée du séjour ». Pour un circuit touristique de deux à trois semaines, la question se pose rarement, mais c'est à voir avec votre médecin si vous partez longtemps ou en immersion rurale.
Comment se protéger des moustiques au Sri Lanka
C'est le cœur du sujet, puisqu'il n'existe ni traitement préventif ni solution miracle : la protection contre les piqûres est votre seule vraie défense. Voici mes conseils.
1. La fin d'après-midi, mais aussi toute la journée
Il y a un créneau où, sur le terrain, ils sont clairement voraces : entre 17h30 et 19h. Quand vous sortez à ce moment-là, vous le sentez passer. C'est l'heure où je remets systématiquement du répulsif et où j'enfile un pantalon, et je vous le conseille vivement.
Attention en revanche à ne pas en déduire qu'on est tranquille le reste de la journée. L'Anophèle qui transmettait le paludisme piquait la nuit, d'où ce vieux réflexe de ne se couvrir qu'en soirée. L'Aedes qui transmet la dengue et le chikungunya pique, lui, en plein jour, avec des pics d'activité autour du lever et du coucher du soleil. Autrement dit, le moustique qui vous tourne autour des chevilles à midi pendant que vous visitez un temple compte autant que celui de l'heure de l'apéro.
La règle : du répulsif du matin au soir, et une vigilance renforcée entre 17h30 et 19h.
2. Le bon répulsif : trois molécules sur le marché
Les recommandations sanitaires françaises pour les voyageurs ont été mises à jour en 2026, et elles sont beaucoup plus strictes qu'avant. Seules trois substances actives disposent d'une autorisation de mise sur le marché pour la prévention des piqûres de moustique :
- Le DEET : le plus efficace en zone tropicale. Attention, il attaque les plastiques et les lentilles de contact, et il est contre-indiqué pendant la grossesse.
- L'IR3535 : à privilégier chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.
- L'icaridine, aussi appelée picaridine ou KBR3023 : bonne alternative, odeur plus discrète.
Achetez votre produit en pharmacie avant de partir, en précisant « zone tropicale ». Les concentrations et le nombre d'applications quotidiennes autorisées varient selon l'âge : suivez la notice, votre pharmacien saura vous orienter.
Quelques règles d'application qui changent tout : ne pas pulvériser directement sur le visage mais sur les mains puis étaler, attendre 20 minutes après la crème solaire, réappliquer après chaque baignade, et rincer à l'eau et au savon une fois rentré à l'abri.
Ce qui ne marche pas
Les recommandations 2026 classent explicitement comme non recommandés : les bracelets anti-insectes, les huiles essentielles, les appareils à ultrasons, la vitamine B1 et l'homéopathie. Les bracelets se vendent encore beaucoup en pharmacie et sur Internet, mais ils ne vous protégeront pas. Les serpentins fumigènes et l'imprégnation des vêtements à la perméthrine ne sont plus recommandés non plus.
3. Les répulsifs que j'achète
On me demande souvent des noms de produits, alors voici les miens, tout simplement ce que j'ai dans ma trousse.
En pharmacie, en France, avant de partir :
- Cinq sur Cinq Tropic : la version tropiques de la marque, formulée à l'IR3535 dosé à 35 %. On la trouve dans à peu près toutes les pharmacies, elle s'utilise dès 24 mois et elle peut convenir aux femmes enceintes. Vérifiez bien la mention Tropic sur le flacon : les formules classiques de la marque sont moins dosées et pensées pour les moustiques européens.
- BodyGuard : l'autre que j'emporte, au Monoï ou au Moringa. Prenez la référence prévue pour les zones tropicales, et surtout regardez la substance active indiquée au dos du flacon : c'est elle qui compte, bien plus que le nom sur l'étiquette.
Et sur place : on trouve des répulsifs dans toutes les pharmacies sri-lankaises et dans les supermarchés, souvent bien moins chers qu'en France. Le SoFell qu'on trouve dans les supermarchés à 1470 LKR (merci Corinne qui vit sur place pour l'info) ou Eco Balm Ayurveda Mosquito Repellent Spray sont des classiques locaux.
Pour Eco Balm : formule ayurvédique sans DEET, utilisable dès 2 ans, petit flacon de 50 ml qui annonce 8 heures de protection. Attention : c'est une formule à base de plantes, sans autorisation de mise sur le marché européenne, et les produits végétaux ne figurent pas parmi les substances retenues par les autorités sanitaires françaises. En pleine épidémie de dengue, je le vois donc comme un dépannage bien pratique et une odeur nettement plus agréable, mais pas comme la protection principale. Le flacon acheté en pharmacie avant de partir reste la base.
4. Les vêtements
C'est la protection que les autorités sanitaires placent désormais en premier, avant même le répulsif : des vêtements longs, amples et couvrants. Amples, parce qu'un moustique pique à travers un legging moulant sans aucun problème. Au Sri Lanka, c'est doublement gagnant, puisque la tenue couvrante est de toute façon indispensable pour visiter les temples. Voyez ma sélection dans quels habits emporter au Sri Lanka.
5. Dans la chambre
- La moustiquaire : la meilleure protection nocturne, et de loin. Vérifiez qu'elle n'est pas trouée (toujours avoir du gros scotch gris dans son bagage) et qu'elle est bien bordée sous le matelas.
- La climatisation ou le ventilateur : les moustiques détestent le courant d'air et volent très mal dedans. Un ventilateur de plafond à fond, c'est redoutablement efficace.
- Le diffuseur électrique : personnellement je ne suis pas fan et à éviter dans les pièces où dorment les femmes enceintes et les enfants de moins de 3 ans.
- Fermer les fenêtres en fin d'après-midi si elles ne sont pas moustiquaires, et vérifier la salle de bain, qui est souvent le point d'entrée numéro un.
6. Ma routine, testée sur 13 voyages
Répulsif le matin après la crème solaire, réapplication en début d'après-midi, pantalon léger dès que je vais marcher dans la végétation, ventilateur allumé la nuit, et un coup d'œil systématique à la moustiquaire en arrivant dans une chambre. Rien de foufou, mais fait tous les jours, ça suffit. En treize voyages, je n'ai jamais rien attrapé.
Ajoutez le répulsif à votre trousse à pharmacie, avec le paracétamol et une crème apaisante pour les piqûres. Et jetez un œil à mes objets pratiques à emporter au Sri Lanka.
Les autres bestioles du Sri Lanka
Puisqu'on y est, autant traiter tout le monde. Voici les autres petites bêtes que vous risquez de croiser, par ordre de probabilité.
Les sangsues, les vraies stars des randonnées
Ce sont elles qui traumatisent le plus les voyageurs, et pourtant elles sont totalement inoffensives. Les sangsues terrestres vivent dans les forêts humides et les plantations, et elles sortent en masse après la pluie. Les zones concernées : la forêt royale de Kandy, les Knuckles Range, Sinharaja, et les plantations de thé.
Je parle d'expérience, ou plutôt de celle de mes proches : mon mari s'est fait mordre dans la forêt royale de Kandy, et une voyageuse qui m'accompagnait en 2019 s'est fait avoir dans les plantations de thé. Dans les deux cas, même scénario : on ne sent rien du tout, et on découvre la bestiole ou la tache de sang une fois redescendu.
Ce qu'il faut savoir :
- La morsure est indolore, parce que la sangsue injecte un anticoagulant. C'est aussi pour ça que ça saigne longtemps après, sans que ce soit grave.
- Ne l'arrachez pas. Vous risquez de laisser des morceaux dans la plaie et de provoquer une infection. Faites-la lâcher prise en la décollant délicatement par le bord, ou avec du sel, puis désinfectez.
- Prévention : chaussettes montantes remontées sur le pantalon, chaussures fermées, et un coup de répulsif sur les chaussures et le bas du pantalon. Les guides locaux vendent parfois des « leech socks » ou vous pouvez en trouver sur internet avant de partir, et le ministère des Affaires étrangères recommande de toute façon d'aborder les excursions en pleine nature accompagné d'un guide.
- Inspection systématique des chevilles au retour de rando.
Les punaises de lit
Elles existent au Sri Lanka comme partout ailleurs, y compris dans des hébergements très corrects, et elles n'ont rien à voir avec la propreté d'un lieu. Le réflexe : en arrivant, posez votre sac sur une surface dure et pas sur le lit, soulevez le drap et inspectez les coutures du matelas et les angles du sommier. Vous cherchez de petits points noirs ou des taches brunes.
Au moindre doute, on demande à changer de chambre. Et au retour, sac à laver à 60 degrés ou passage au congélateur. Mes bonnes adresses testées sont dans mon article hébergements au Sri Lanka.
Les cafards et les blattes
Il y en a, oui oui. C'est un pays tropical, chaud et humide, et le cafard adore ça. Vous en croiserez surtout la nuit dans les salles de bain et les cuisines, y compris dans de bons hôtels. Ils ne piquent pas, ne transmettent rien dans ce contexte, et ils sont plus effrayés que vous. Gardez la nourriture fermée, ne laissez pas traîner de miettes, et respirez si vous en croisez une (courage !). J'en parle aussi dans les animaux dégoûtants du Sri Lanka.
Les araignées et les scorpions
Vous verrez de grandes araignées spectaculaires tisser des toiles impressionnantes entre les arbres, notamment les néphiles aux longues pattes jaunes. Elles sont inoffensives et magnifiques en photo. Les scorpions existent aussi, surtout en zone sèche, mais on les croise rarement. Le réflexe classique : secouer ses chaussures (type baskets) avant de les enfiler le matin.
Les frelons de Sigiriya, le vrai danger méconnu
Celui-là, personne n'en parle et pourtant il est officiellement signalé par le ministère français des Affaires étrangères : il existe des risques d'attaques de frelons sur le site de Sigiriya. Le rocher abrite des nids sauvages, et des attaques collectives se sont déjà produites, obligeant parfois à évacuer le site.
Sur place, respectez les consignes affichées et le personnel : on ne crie pas, on ne fait pas de gestes brusques, on ne s'approche pas des nids visibles. Si l'essaim s'agite, il faut se recroqueviller, se protéger la tête et le cou, et attendre. Tout est dans mon article sur Sigiriya, le rocher du lion.
Se faire soigner sur place
Le système de santé sri-lankais gère la dengue toute l'année, c'est presque une routine pour les médecins locaux. Les grandes villes disposent de structures de bon niveau, notamment les hôpitaux privés de Colombo et de Kandy. Les pharmacies sont nombreuses et bien approvisionnées : voyez mon article sur les pharmacies au Sri Lanka.
Deux réflexes : gardez le numéro de votre assurance accessible hors connexion, et prévenez-la avant toute hospitalisation. Et si vous voyagez avec un chauffeur ou en circuit organisé, il vous emmènera au bon endroit bien plus vite que n'importe quelle recherche Google.
Voyager l'esprit tranquille
Un chauffeur qui connaît le pays, des hébergements vérifiés et quelqu'un à appeler en cas de pépin : c'est tout l'intérêt d'un circuit accompagné. C'est ce que je propose avec mon partenaire local
Aloka Sanna, le circuit Tongs et Sri Lanka.
Et pour organiser le reste : mes itinéraires au Sri Lanka et mon article sur l'avion pour le Sri Lanka.
Questions fréquentes sur les moustiques au Sri Lanka
Faut-il un traitement anti-paludisme pour aller au Sri Lanka ?
Non. Le Sri Lanka est certifié exempt de paludisme par l'OMS depuis septembre 2016 et aucun cas autochtone n'a été recensé depuis 2012. Aucune chimioprophylaxie n'est nécessaire pour un voyage classique.
Quel anti-moustique emporter au Sri Lanka ?
Un répulsif cutané à base de DEET, d'IR3535 ou d'icaridine, acheté en pharmacie avant le départ. Ce sont les trois seules substances actives recommandées par les autorités sanitaires françaises en 2026. Les bracelets et les huiles essentielles ne sont pas efficaces.
Quelle est la période à moustiques au Sri Lanka ?
Les moustiques sont présents toute l'année, avec des pics pendant et après les moussons. En 2026, les cas de dengue ont explosé en juin et juillet, avec l'arrivée de la mousson du sud-ouest. La mousson du nord-est, de décembre à février, provoque un second pic dans le nord et l'est.
La dengue est-elle dangereuse pour un voyageur ?
Dans la grande majorité des cas, la dengue se traduit par une à deux semaines de forte fièvre suivies d'une fatigue durable. Le taux de létalité officiel au Sri Lanka en 2026 est de 0,07 %. Le risque augmente en cas de prise d'aspirine ou d'anti-inflammatoires, qu'il faut absolument éviter, et de retard de consultation.
Faut-il dormir sous une moustiquaire au Sri Lanka ?
C'est recommandé, et les mesures de protection physique sont désormais placées en tête des recommandations officielles. La plupart des guesthouses en fournissent une. Vérifiez simplement qu'elle n'est pas trouée et qu'elle est bien bordée.
Y a-t-il des sangsues au Sri Lanka ?
Oui, dans les forêts humides et les plantations de thé, surtout après la pluie. Leur morsure est indolore et sans danger. Il ne faut pas les arracher : on les décolle délicatement puis on désinfecte.
Que faire si j'ai de la fièvre au Sri Lanka ?
Consultez un médecin immédiatement pour une prise de sang. Prenez du paracétamol, hydratez-vous abondamment, et ne prenez sous aucun prétexte d'aspirine ou d'ibuprofène en raison du risque hémorragique.
Mes sources officielles
Toutes les données chiffrées de cet article proviennent des sources suivantes, consultées le 28 juillet 2026 :
- Unité nationale de lutte contre la dengue (NDCU), ministère de la Santé du Sri Lanka : bilans quotidiens et mensuels des cas de dengue
- Unité d'épidémiologie du ministère de la Santé sri-lankais : rapports de situation sur le chikungunya
- Organisation mondiale de la santé, bureau du Sri Lanka : certification « malaria free » de 2016 et suivi de la prévention du rétablissement
- Conseils aux voyageurs du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, fiche Sri Lanka : rubriques Santé et Sécurité
- Haut Conseil de la santé publique : recommandations sanitaires pour les voyageurs 2026 et protection personnelle antivectorielle
- Institut Pasteur : fiches pays et conseils aux voyageurs
Bon voyage à tous, et que les moustiques vous oublient !
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Le Sri Lanka en quelques chiffres !
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*Securite durant les élections mars-avril 2020*
Bonjour Caroline,
je prévois aller au Sri Lanka du 20 février au 20 mars 2020 avec ma conjointe et mes 2 filles (10-12ans). Nous sommes présentement en Asie du Sud-Est depuis 3 mois.
Je veux éviter d’être au pays durant Pâques (12avril 2020) puisqu’il y a eu des attentats durant cette période en 2019.
Par contre, il y aura une dissolution du parlement en mars suivi d’élections en avril. Sur certains sites, on mentionne un risque possible pour notre sécurité à cause de tensions politiques durant les élections . Pensez-vous que nous devrions choisir une autre destination?
merci
Bonjour Patrice, aucun souci à remonter aux dernières élections présidentielles de novembre. Personnellement j’y serai avec un groupe en avril, et je n’ai aucune crainte. Et les touristes ne sont pas visés par les tensions politiques éventuelles 😉
Bonjour Caroline,
Merci pour cet excellent blog.
Nous partons fin février avec nos 4 enfants, et l’un d’eux est un ‘attracteur à moustiques’.
On vient d’apprendre par notre agence de voyages que les hôtels ne fournissent pas de moustiquaire au-dessus des lits.
Qu’en est-il vraiment ? Si on ramène une moustiquaire, ont-ils des supports pour l’accrocher au-dessus du lit ?
Merci d’avance pour vos réponses et conseils.
Guillaume
Bonjour Guillaume, si tu as la clim dans tes hôtels, tu n’auras pas besoin de moustiquaires 🙂 En tout cas souvent, les hôtels sans clim, ils ont des moustiquaires, j’en ai toujours vu partout 🙂
Bonjour,
Il est aussi conseillé de se faire vaccin contre l’Encéphalite japonaise, qu’en pensez-vous ? Mon voyage est en mode rando avec un organisme.
Merci !
Bonjour Pauline,
Sauf si tu es vraiment longtemps dans des zones reculées, ça ne sera pas nécessaire selon l’Institut Pasteur 🙂
Bons préparatifs de voyage !
Caroline
(PS : mais je te conseille de demander toutefois l’avis de ton médecin généraliste 😉 )
Les recommandations vaccinales françaises pour le DTP sont de un vaccins tous les 20 ans après celui des 25 ans (donc 45/65) puis tous les 10 ans a partir de 65 ans.
Merci Ségolène, je mets à jour 😉
Bonsoir,
Merci pour tous ces bons reportages et informations intéressantes bien utile pour notre futur voyage qui aura lieu en février 2018. J’ai une question, nous avons prévu 3 jours à Ella, pensez vous qu ‘il nous sera possible d’aller passer une journée à Haputale, en prenant le train mais en gardant notre logement à Ella. Nous ferions un aller retour.
Une seconde question, après les montagnes, nous irons sans le sud. À votre avis quels sont les endroits les plus authentiques ? Quelques jours à Tangalle sont prévus mais après nous ne savons pas de trop, les avis sont tellement différents.
Merci,
Bonne journée,
Nathalie
Réponse envoyée par mail Nathalie 🙂 Bonne fin de journée à toi !